Le cœur de métier du titulaire de ce diplôme s’organise autour d’une pratique affirmée dans le domaine des productions animales. Par l’expérience ou des formations complémentaires, cette pratique opérationnelle est susceptible de pouvoir adapter les systèmes de productions à l’élevage de l’ensemble des espèces animales exploitées de l’homme.
Le niveau de compétence technique permet de s’adapter et de maîtriser les différents éléments intervenant dans les processus de production et de décision en élevage. L’objectif central des activités est d’accompagner la recherche de valeur ajoutée économique, sociale et environnementale.
Ce cœur de métier s’exprime dans l’action de terrain par trois principaux types d’emplois et de comportements professionnels :
d’éleveur ou d’éleveuse ayant en charge de piloter les processus d’élevage d’animaux, de valoriser leurs productions, leurs produits, leurs co-produits, de gérer leurs sous-produits, leurs déchets et effluents ;
de conseiller ou de conseillère en élevage ayant à rechercher ou à produire des références, à les analyser et à les mettre à disposition d’éleveurs, de propriétaires d’animaux, ou d’acteurs d’organismes professionnels, de structures concernées par l’élevage et les produits d’origine animale ou destinés aux animaux ;
d’agent de développement ayant à appréhender une filière de production animale, un territoire ou un marché pour accompagner des projets individuels ou collectifs. Cette posture implique une capacité à appréhender les processus du développement territorial.
Ces trois types d’emplois sont occupés en développant des compétences professionnelles qui reposent sur de solides connaissances scientifiques et techniques : zootechnie générale et comparée, conduite de productions, agronomie et productions fourragères, économie et gestion, droit et réglementation, pour la maîtrise technico-économique des productions, de qualité des produits et des relations à l’environnement.
Les titulaires de ce diplôme sont concernés par la diversité des situations et la gestion de changements et d’innovation. Ils le sont en faisant, par exemple, le choix de s’installer comme éleveur, le choix de devenir conseiller en élevage ou agent de développement. Ils le sont aussi lors de l’apparition de techniques ou de dynamiques nouvelles de développement ou par des sollicitations d’éleveurs diversifiant leur activité.
L’éthique de l’éleveur , ou de l’intervenant en élevage, s’organise autour du respect des animaux, d’une gestion durable des ressources et de l’environnement, de la gestion des relations entretenues entre les acteurs de l’élevage et les consommateurs et utilisateurs des produits ou services issus de l’élevage.
Compétences attestées
Capacités générales
C1. S’exprimer, communiquer et comprendre le monde
C2. Communiquer dans une langue étrangère
C3. Optimiser sa motricité, gérer sa santé et se sociabiliser
C4. Mettre en œuvre un modèle mathématique et une solution informatique adaptés au traitement de données
Capacités professionnelles
C5. Agir individuellement et collectivement à partir d’une analyse de la filière et de son évolution
C6. Proposer les caractéristiques d’un système d’élevage au sein d’un territoire dans une perspective de durabilité
C7. Participer au pilotage de l’exploitation d’élevage
C8. Déterminer des orientations à partir de l’analyse d’un contexte global
C9. Conduire un processus d’élevage dans le respect de la réglementation relative à la santé, à la sécurité, au bien-être animal et à la protection de l’environnement
C10. Mobiliser les acquis attendus du technicien supérieur en productions animales pour faire face à une situation professionnelle
Secteur d'activité et type d'emploi
Secteurs d'activités
Les emplois dans le secteur de l’élevage et des productions animales se répartissent globalement en quatre types ou grandes catégories :
- des emplois de techniciens et techniciennes très spécialisés dans les secteurs de l’alimentation et des industries des aliments pour animaux, de l’amélioration génétique, de la reproduction, du suivi « qualité », de la valorisation des produits, de la commercialisation des produits animaux ou des intrants pour l’élevage, de la maîtrise des ressources ou de l’impact des élevages, de la recherche – développement…
des emplois de techniciens et techniciennes généralistes dont le champ professionnel repose sur la conduite d’ateliers de productions ou d’élevages spécialisés, de systèmes d’élevage diversifiés et de conduite d’entreprises d’élevage. Ces emplois recouvrent généralement les métiers du développement (territorial ou/et au sein de filières) et du conseil en élevage (production de références, animation de groupes…).
des emplois d’éleveurs ou d’éleveuses, sous statut de salarié ou de plus en plus souvent installés en nom propre (ou associé en société), il s’agit de producteurs d’animaux, de produits animaux ou de services.
des emplois de techniciens et techniciennes dans les secteurs de « l’encadrement de l’agriculture » en organismes professionnels agricoles et dans des chambres consulaires, les administrations d’Etat et territoriales. Ces emplois reposent sur des contributions à la conception de projets et à leur mise en œuvre. Ils recouvrent également le champ de l’enseignement technique agricole, de la recherche-développement et de l’expérimentation, de la démonstration ou de la vulgarisation de techniques.
Aux différents types d’emplois répertoriés ci-dessus il faudrait ajouter quelques possibilités d’emploi très technique (réglementation, sécurité…) en collectivités territoriales, dans les domaines de la recherche et de l’expérimentation ou dans l’industrie de l’aliment du bétail (gestion de formules alimentaires, animation d’équipes industrielles…), ou encore de nombreux emplois du commerce d’animaux ou de produits « inertes » à destination des animaux d’élevage ou de compagnie.
Types d'emplois accessibles
Eleveur, conseiller en élevage, agent de développement
Références juridiques des réglementations d'activité
A compléter (Reprise)
Tensions de recrutement · DARES 2024
Niveau de tension : Élevée(4/5)en tension
Principaux facteurs : Manque de main-d'œuvre disponible et Inadéquation géographique.
1 974 €salaire médian (mensuel)
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
Eleveurs, Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles et Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture (nomenclature FAP).
Ces familles ne sont pas au même niveau de
tension (de 3 à 4 sur 5) : le niveau affiché est une moyenne pondérée
par l'emploi, à ne pas attribuer à chacune d'elles.
A2X90 — Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture tension 3/5 (Modérée)
Indicateur de tension sur le marché du travail 2024 — DARES / France Travail.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME :
ils couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
Eleveurs, Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles et Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture (nomenclature FAP).
A0X41 — Eleveurs
A2X70 — Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles
A2X90 — Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture
Enquête Besoins en Main d'Œuvre (BMO) 2026 — France Travail (open data),
cumul national.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME : ils
couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Voie d'accès à la certification
Voie d'accèsOuverte
Formation initialeOui
Formation continueOui
ApprentissageOui
Contrat de professionnalisationOui
Candidature individuelleOui
VAEOui
Cadre Nouvelle-CalédonieOui
Cadre Polynésie françaiseOui
Prérequis à l'entrée
A compléter (Reprise)
Composition du jury — Formation initiale
Le jury, présidé par un ingénieur général du conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux, est composé, pour deux tiers au moins, d'enseignants d'établissements agricoles publics ou privés, justifiant sans dérogation possible des titres ou diplômes requis pour enseigner dans une section préparatoire au brevet de technicien supérieur agricole, et, pour un tiers au maximum, d'employeurs et de salariés des professions concernées et de personnalités compétentes, dont au moins un membre de l'enseignement supérieur.
Composition du jury — Formation continue, Apprentissage, Contrat de professionnalisation, Candidature individuelle
Idem
Composition du jury — VAE
Sa composition doit être conforme à la fois à la règlementation du BTSA et au décret d'application de la VAE (n° 2002-615 du 26 aout 2002) : 2/3 d'enseignants ou formateurs, choisis tant parmi les enseignants de la voie scolaire que parmi ceux de la formation professionnelle continue et de l'apprentissage ; 1/3 de représentants qualifiés des professions concernées, pour moitié employeurs et pour moitié salariés occupant un emploi visé par le diplôme.
Financement en alternance
Niveau de prise en charge (NPEC) d'un contrat d'apprentissage par les OPCO, fixé par
France compétences selon la branche professionnelle (CPNE). Applicable au 01-09-2025.
Prise en charge usuelle
7 479 €
Selon la branche
7 136 € – 8 458 €
Prise en chargeBranches concernées
7 479 €Valeur par défaut · 202 branches
7 608 €CPNE des Métiers de la Transformation des Grains, CPNE industries alimentaires diverses, CPNEFP Transformation Laitière, CPNEFP de la branche des industries de produits alimentaires élaborés, CPNEFP des commerces de gros +1 autres
8 458 €CPNE Branche ITV, CPNEFP ICGV entreprises de la viande
7 894 €CPNE de l'agriculture
7 253 €CPNEFP dans les établissements d'enseignement privés sous contrat
7 136 €CPNEF des Espaces de Loisirs, d'Attractions et Culturels (ELAC)