Le chiffre d’affaire du marché des drones professionnels s’est élevé en France à 160 millions d’euros en 2016, il progresse chaque année de 20 à 30% depuis 2012. Soit un volume d’affaire de 200 millions d’euros en 2017. Le drone civil en France est représenté en 2018 par 7415 entreprises officiellement inscrites sur la liste DGAC en tant qu’exploitantes drone.
En 2018, 50 928 heures de vol ont été effectuées en pilotage de drone dans le secteur du BTP et du génie civil, les applications sont :
· Immobilier : inspection, modélisation 3D,
· Génie civil : travaux publics ; contrôle et inspection d’ouvrages d’art, de sites industriels, de bâtiments, de ponts, de barrages ; cartographie et calcul de volumes (cubature),
· Infrastructures et réseaux : contrôle et inspection de réseaux de transports et d’énergie (voies ferrées, réseaux électriques, pipelines, oléoducs, gazoducs), gestion industrielle des sites d’exploitation de l’industrie minière et pétrolière (hors réseaux d’acheminement),
Le/la bénéficiaire de la certification doit être capable de maîtriser et d'optimiser l’usage du drone dans le bâtiment et les travaux publics, permettant de réduire les temps d’inspections de 50 à 90% et de contrôler des zones inaccessibles, dangereuses en hauteur en toute sécurité des biens et des personnes et en respectant le cadre réglementaire des drones civils.
La capture de la réalité devient une composante fondamentale dans le processus BIM.
Le candidat sera en mesure d’accélérer la digitalisation de bâtiments, d’ouvrages ou de sites historique à l’aide d’un drone et d’un logiciel de photogrammétrie et de produire une modélisation 3D de bâtiment exportable dans un logiciel de CAO ou DAO pour la rétro conception d’une maquette BIM au format IFC
La certification atteste que son/sa bénéficiaire est en capacité piloter un drone dans le cadre une activité liée aux métiers du bâtiment et des travaux publics conformément aux exigences réglementaires de la Direction Générale de l'Aviation Civile ; ainsi que de mettre en pratique l'outil de drone dans les conditions de sécurité des biens et des personnes
Compétences attestées
Télépiloter un drone civil à usage professionnel en mode normal et anormal, acquérir les compétences communes dans le cadre d’une préparation du vol mission, vol machine et de la zone de travail pour les scenarios S1, S2 et S3
Modéliser un bâti à l'aide d'un drone et des logiciels de post-traitement de photogrammétrie
Inspecter à l'aide d'un drone des ouvrages et bâtiments dans le cadre d'un contrôle de conformité, de surveillance, expertise ou de diagnostique
Mettre en place les procédures opérationnelles dans le cadre d’une préparation, d’un suivi et d’une mission de survol en drone civil dans le respect de la réglementation générale et spécifique des aéronefs qui circulent sans personne à bord.
Évaluer les risques de la mission à réaliser : risque humain, liaison de données et radio navigation dans le cadre de la navigation aérienne et prendre les décisions liée aux conditions météorologiques compte tenu de la performance de la machine.
Mettre en œuvre les démarches réglementaires à l’obtention des autorisations de survol en drone en zone dangereuse, réglementée ou interdite et les moyens de respecter les règles de sécurité conformément à l' Arrêté du 17 décembre 2015 relatif à l'utilisation de l'espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord
Secteur d'activité et type d'emploi
Références juridiques des réglementations d'activité
La conception, l’entretien, et pour une grande partie l’exploitation des drones sont définis par des règlements européens pleinement en application depuis le 31 décembre 2020. Ils couvrent également la formation des télépilotes et les obligations des exploitants.Cette date du 31 décembre 2020 marque un tournant dans le monde des aéronefs sans équipage (UAS, ce qui recouvre les drones ou aéromodèles) : la règlementation nationale française est remplacée en grande partie par ces règlements européens qui offrent ainsi une harmonisation dans l’ensemble des Etats Membres de l’UE.Alors que la règlementation nationale distinguait les activités de loisirs des activités professionnelles, la règlementation européenne ne fait plus cette distinction et appuient leurs exigences uniquement sur les niveaux de risques des opérations : la catégorie ouverte pour les risques faibles, la catégorie spécifique pour les opérations à risques modérés, la catégorie certifiée pour les opérations à risques élevés, indépendamment de tout considération commerciale de l’exploitation.De manière simplifiée, même si cela n’est pas systématique, l’activité de loisirs s’inscrit principalement dans la catégorie ouverte alors que les usages professionnels seront plus fréquemment concernés par la catégorie spécifique.Des textes réglementaires nationaux restent applicables avec deux objectifs :
* permettre une transition progressive sans interruption d’activité pour les exploitants,
* règlementer les sujets relevant des autorités nationales, comme la sûreté ou l’utilisation de l’espace aérien français.
Sources :https://www.ecologie.gouv.fr/drones-aeronefs-sans-equipage-bord
Voie d'accès à la certification
Voie d'accèsOuverte
Formation initialeOui
Formation continueOui
ApprentissageNon
Contrat de professionnalisationNon
Candidature individuelleOui
VAENon
Prérequis à l'entrée
Être âgé de 16 ans révolus. Détention du certificat d’aptitude théorique de télépilote délivré par le ministre chargé de l’aviation civile ou d’une attestation d’aptitude délivrée par le ministre chargé de l’aviation civile.
Composition du jury — Formation initiale, Formation continue, Candidature individuelle
1 - un évaluateur devant être un professionnel du secteur maîtrisant les compétences visées par la certification, c’est-à-dire disposant d’une expérience du télépilotage en tant que professionnel depuis au moins deux ans pour le compte d’un exploitant ou lui-même exploitant autorisé par la DGAC. 2. un représentant de l’organisme de formation