L’horticulture française se caractérise par deux types de produits, alimentaires et non alimentaires et par deux modes de production, sous abri et de plein champ. Quatre systèmes d’exploitation se rencontrent principalement :
l’exploitation d’arboriculture fruitière tournée vers la production et la vente de fruits ;
l’exploitation maraîchère tournée vers la production et la vente de légumes, parfois de fraises ;
l’exploitation de pépinière tournée vers la production et la vente de végétaux d’ornement, fruitiers ou forestiers, à différents stades ;
l’exploitation florale tournée vers la production de fleurs ou feuillages coupés, plantes en pot ou à massif, bulbes, jeunes plants.
La production horticole ne saurait être dissociée de la vente. Plus encore que dans d’autres secteurs de production agricole, les exploitations horticoles doivent adapter leur production en fonction des exigences de la clientèle, de contraintes réglementaires ou contractuelles ainsi que des caractéristiques des filières de commercialisation y compris au plan international.
Le titulaire de ce diplôme peut accéder, avec l’ancienneté, à la formation continue et la VAE, à des métiers à caractère transversal comme la commercialisation, la gestion ou le négoce.
Compétences attestées
Capacités générales
C1. S’exprimer, communiquer et comprendre le monde
C2. Communiquer dans une langue étrangère
C3. Optimiser sa motricité, gérer sa santé et se sociabiliser
C4. Mettre en œuvre un modèle mathématique et une solution informatique adaptés au traitement de données
Capacités professionnelles
C5. Formuler un diagnostic d’un bassin de production horticole au sein d’un territoire et d’une filière
C6. Participer au pilotage de l’entreprise horticole dans un contexte de durabilité
C7. Porter un diagnostic sur le fonctionnement d’un agrosystème horticole
C8. Conduire un processus de production horticole de plein champ et hors sol
C9. Organiser le travail, gérer les ressources humaines pour atteindre les objectifs de production et assurer la mise en marché
C10. Mobiliser les acquis attendus du technicien supérieur en production horticole pour faire face à une situation professionnelle
Secteur d'activité et type d'emploi
Secteurs d'activités
Le principal métier visé par le titulaire de ce diplôme est le métier de responsable de culture, souvent nommé chef de culture. Il peut avoir la responsabilité de plusieurs hectares de productions sous abri, de plusieurs dizaines d’hectares de production en plein champ. Il est souvent employé par une structure privée mais aussi par les services « parcs et jardins » des collectivités locales.
Il s’oriente souvent vers l’installation à l’issue d’une période salariée, mais aussi dans le cadre d’une succession ou d’une intégration dans une société d’exploitation. Les compétences du chef de culture sont incluses dans ce métier mais il faut y ajouter celles du gestionnaire d’entreprise.
Les centres expérimentaux et de recherche, publics et privés, embauchent de nombreux titulaires du BTSA PH pour assurer la conduite des parcelles expérimentales, la mise en place, la conduite et l’interprétation des essais.
Même si le niveau d’embauche a tendance à s’élever, le technicien supérieur horticole a toujours sa place dans les structures de conseil et de développement : Chambres d’agriculture, CETA, CIVAM, coopératives, groupements, entreprises d’agrofournitures…
Les métiers de la distribution et de la mise en marché sont aussi attractifs car les employeurs exigent la possession d’un socle de connaissances en production horticole.
Le titulaire de ce diplôme peut aussi exercer son activité dans de nombreux autres secteurs : la formation, l’approvisionnement des entreprises en intrants, matériels et fournitures, la gestion, le commerce horticole et de loisir, les activités « nature et découverte»…
Types d'emplois accessibles
Horticulteur/Chef d’exploitation horticole, responsable de culture /Chef de culture, technicien d’expérimentation, technicien conseil en horticulture
Références juridiques des réglementations d'activité
A compléter (Reprise)
Tensions de recrutement · DARES 2024
Niveau de tension : Modérée(3/5)
Principaux facteurs : Manque de main-d'œuvre disponible et Inadéquation géographique.
1 768 €salaire médian (mensuel)
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
4 familles professionnelles (nomenclature FAP).
Ces familles ne sont pas au même niveau de
tension (de 3 à 4 sur 5) : le niveau affiché est une moyenne pondérée
par l'emploi, à ne pas attribuer à chacune d'elles.
A1X40 — Maraîchers et horticulteurs tension 3/5 (Modérée)
A2X90 — Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture tension 3/5 (Modérée)
Indicateur de tension sur le marché du travail 2024 — DARES / France Travail.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME :
ils couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
4 familles professionnelles (nomenclature FAP).
A1X40 — Maraîchers et horticulteurs
A1X42 — Viticulteurs, arboriculteurs
A2X70 — Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles
A2X90 — Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture
Enquête Besoins en Main d'Œuvre (BMO) 2026 — France Travail (open data),
cumul national.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME : ils
couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Voie d'accès à la certification
Voie d'accèsOuverte
Formation initialeOui
Formation continueOui
ApprentissageOui
Contrat de professionnalisationOui
Candidature individuelleOui
VAEOui
Cadre Nouvelle-CalédonieOui
Cadre Polynésie françaiseOui
Prérequis à l'entrée
A compléter (Reprise)
Composition du jury — Formation initiale
Le jury, présidé par un ingénieur général du conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux, est composé, pour deux tiers au moins, d'enseignants d'établissements agricoles publics ou privés, justifiant sans dérogation possible des titres ou diplômes requis pour enseigner dans une section préparatoire au brevet de technicien supérieur agricole, et, pour un tiers au maximum, d'employeurs et de salariés des professions concernées et de personnalités compétentes, dont au moins un membre de l'enseignement supérieur.
Composition du jury — Formation continue, Apprentissage, Contrat de professionnalisation, Candidature individuelle
Idem
Composition du jury — VAE
Sa composition doit être conforme à la fois à la règlementation du BTSA et au décret d'application de la VAE (n° 2002-615 du 26 aout 2002) : 2/3 d'enseignants ou formateurs, choisis tant parmi les enseignants de la voie scolaire que parmi ceux de la formation professionnelle continue et de l'apprentissage ; 1/3 de représentants qualifiés des professions concernées, pour moitié employeurs et pour moitié salariés occupant un emploi visé par le diplôme.
Financement en alternance
Niveau de prise en charge (NPEC) d'un contrat d'apprentissage par les OPCO, fixé par
France compétences selon la branche professionnelle (CPNE). Applicable au 01-09-2025.
Prise en charge usuelle
8 091 €
Selon la branche
6 300 € – 9 144 €
Prise en chargeBranches concernées
8 091 €Valeur par défaut · 202 branches
9 144 €CPNE de l'agriculture, CPNE du négoce et de l’industrie des produits du sol, engrais et produits connexes, CPNE industries alimentaires diverses, CPNEFP de la branche des industries de produits alimentaires élaborés, CPNIEFP dans la coopération agricole
8 252 €CPNEFP dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, CPNEFP des commerces de gros
8 099 €CPNEFP Commerce à distance, CPNEFP des jardineries et graineteries
8 000 €CPNE de l'immobilier
6 300 €CPNE de l'ingénierie, des services informatiques et du conseil