En 2018, même si la fréquentation des salles dans l’Union Européenne a diminué de 3,0 %, la France demeure le premier marché du cinéma européen
(201,1 millions d’entrées).
Avec 146 536 salariés tous contrats confondus pour une masse salariale de 1,64 milliard d’euros, la production cinéma et audiovisuelle est le premier secteur et employeur du champ de l’au diovisuel et réunit,
selon les chiffres Audiens 2016,
73% des entreprises de ce champ.
Plus spécifiquement, une étude réalisée en 2019
par le CNC indique
une évolution importante du secteur
des effets visuels numériques en termes d’emploi:
64% d’entreprises supplémentaires et plus de 1000 emplois ont été créés en 10 ans. La masse salariale a enregistré une progression de 57% en 10 ans pour atteindre 63 M€ en 2017.
La production d’effets spéciaux s’est relocalisée en France à plus de 90% en 2017 et les besoins de recrutement sont importants. Pour ce marché à fort potentiel, les pouvoirs publics ont mis en œuvre un plan « effets visuels » en 2017 ayant comme objectif de « créer et rapatrier de l’activité et de l’emploi en France». Piloté par le CNC, il est destiné à faire de la France un acteur majeur des effets spéciaux.
La certification "Monteur-Effets spéciaux d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles " est enregistrée au RNCP depuis 2006 et correspond aux besoins d’un secteur présentant une croissance importante.
Le Monteur-Effets spéciaux d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles analyse la structure narrative du scénario et procède au découpage technique plan par plan afin de repérer les éléments techniques nécessitant des effets spéciaux. Il prépare également l’incrustation des effets spéciaux en conseillant le réalisateur et les techniciens sur l’organisation du tournage et l’inclusion des plans spéciaux en co-supervisant l’organisation du tournage pour les scènes incluant des effets spéciaux. Ensuite, il procède à la sélection des rushes, à la construction de la première ligne dramatique et au montage de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle en intégrant les effets spéciaux. De même, il coordonne les personnes impliquées dans les trucages et met en œuvre la chaîne numérique jusqu’à la sortie sur le support final en procédant aux finitions post-montage de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle.
Activités visées
Bloc 1 Réalisation de la maquette du story-board et du planning « effets spéciaux » d’un projet cinématographique / audiovisuel
A1.1 Analyse de la structure narrative d’un projet cinématographique / audiovisuel
A1.2 Réalisation de la maquette du story-board spécialement pour les plans avec effets spéciaux
A1.3 Élaboration d’un planning post-production pour les effets spéciaux en laboratoire
Bloc 2 Préparation, tournage et intégration des effets spéciaux
A2.1 Co-supervision (avec le réalisateur et le directeur de la photo) du tournage des scènes qui comprendront l'incrustation d'effets spéciaux (chroma keying)
A2.2 Tournage des éléments nécessaire au trucage
A2.3 Intégration des arrière-plans derrière le sujet filmé sur fond vert ou bleu A2.4 Réalisation des effets spéciaux et d'animation graphique 2D (effacement d'éléments graphiques gênants, création d'un générique, animation 2D)
Bloc 3 Montage et effets spéciaux d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle
A 3.1 Dérushage
Acquisition numérique des captures d’images et sons
Identification du matériel image/son nécessaire au montage
A3.2Réalisation du « bout-à-bout » des plans retenus, séquence par séquence
A3.3 Montage final
Compositing
Conversion de fichiers
Sorties Montage final
Etalonnage
Mixage
Export DVD
A3.4 Veille technologique et artistique du secteur du cinéma
Compétences attestées
Bloc de compétences 1
Réalisation de la maquette du story-board et du planning « effets spéciaux » d’un projet cinématographique / audiovisuel
C1.1 : A partir d’une lecture approfondie du scénario initial analyser artistiquement et techniquement un produit audiovisuel selon différents critères en identifiant les éléments clés du scénario et en organisant les informations en vue de perfectionner le tournage
C 1.2 : Réaliser le dépouillement des éléments techniques d'un projet cinématographique / audiovisuel en respectant les plans pour anticiper les effets visuels pour chaque scène
C.1.3 : Réaliser la maquette d'un storyboard en découpant l’action en séquence, en veillant à la cohérence des séquences entre elles, en optimisant les techniques de prise de vue, prise de son en vue de planifier l’ensemble des besoins techniques (logiciels) et matériels de chaque plan
C1.4 : Elaborer un planning de post-production en évaluant la durée d'une œuvre cinématographique / audiovisuelle en projet (montage et finitions) afin de permettre au directeur de production d’évaluer le budget nécessaire
Bloc de compétences
2
Préparation, tournage et intégration des effets spéciaux
C2.1 : Conseiller les professionnels (réalisateur, chef opérateur) sur les aspects techniques du tournage en mobilisant sa culture cinématographique afin d'inclure les plans avec effets spéciaux
C2.2 : Définir la couleur de fond utilisée (vert, bleu…) en fonction des caractéristiques chromatiques du sujet à filmer
C2.3 : Définir les conditions d’éclairage optimales en combinant la lumière principale, la lumière de remplissage et contre-jour pour optimiser la qualité du tournage
C2.4 : Réaliser le tournage en situation réelle afin d’obtenir les éléments nécessaires au trucage (décors, personnages additifs)
C2.5 : Incruster les rushs dans un arrière-plan à l’aide d’un logiciel dédié afin de donner l’illusion d'une réalité
C2.6 : Créer des effets spéciaux et des animations graphiques 2D pour tous supports et à partir de nombreux types de sources en mettant en œuvre les logiciels principaux d'effets spéciaux et de retouches graphiques (After Effect)
Bloc de compétences 3
Montage et effets spéciaux d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle
C3.1 : Réaliser l’acquisition numérique sur les bons supports pour sauvegarder et classer les rushes (importation des rushs dans le logiciel)
C3.2 : Sélectionner les vidéos à utiliser dans les rushes en classant les informations en 3 catégories (time code, image et son) en vue d’identifier le matériel image et son nécessaire pour le montage
C3.3 : Structurer le film en regroupant les rushes en séquences dans un chutier et/ou en ajoutant les plans dans une continuité temporelle (timeline) afin de construire la première ligne dramatique
C3.4 Réaliser le « bout -à- bout », en collant les plans tournés, en supprimant des images inutiles et en ajoutant des transitions afin d’obtenir une narration homogène et des articulations cohérentes et de permettre une première visualisation
C3.5 : Réaliser un premier montage en respectant le cahier des charges puis réaliser le montage final en vérifiant la précision des raccords et l’harmonie des plans en accord avec la trame narrative du scénario
C3.6 : Modéliser et gérer informatiquement l'ensemble des fichiers et tâches à accomplir et les différents acteurs impliqués dans la réalisation de la post-production en gérant le workflow ( export, édit-list) d’un film à l'aide d'un logiciel de montage en vue fluidifier la post-production et de retrouver les informations au moment voulu
C3.7 :
Réaliser des compositings complexes à l’aide de logiciel pour intégrer des effets spéciaux
C3.8 : Convertir/compresser les fichiers vidéo ou audio par lots dans plusieurs formats avec le logiciel Compressor en vue d’optimiser le poids des fichiers
C3.9 : Réaliser et finaliser le montage avec les logiciels AVID ou Final Cut pour obtenir le produit final
C3.10 : Procéder au traitement colorimétrique en utilisant les logiciels d’étalonnage (Color et DaVinci Resolve) afin d’améliorer la qualité esthétique de votre film en ajustant l’aspect, les couleurs et les contrastes de l’image.
C3.11: Mixer les différentes bandes sonores à l’aide de logiciel (par exemple Logic Pro) en vue d’égaliser les sons en termes de niveaux et de transition
C3.12 : Exporter des projets vers un format DVD à l’aide du logiciel Studio Pro pour permettre aux maisons de production de dupliquer
C3.13 : Mettre en place une veille technologique, culturelle et artistique en rapport avec le cinéma et l'audiovisuel
Blocs de compétences · 3
RNCP34212BC01
Réalisation de la maquette du story-board et du planning « effets spéciaux » d’un projet cinématographique / audiovisuel
Compétences visées
C1.1 : A partir d’une lecture approfondie du scénario initial analyser artistiquement et techniquement un produit audiovisuel selon différents critères en identifiant les éléments clés du scénario et en organisant les informations en vue de perfectionner le tournage
C 1.2 : Réaliser le dépouillement des éléments techniques d'un projet cinématographique / audiovisuel en respectant les plans pour anticiper les effets visuels pour chaque scène
C.1.3 : Réaliser la maquette d'un storyboard en découpant l’action en séquence, en veillant à la cohérence des séquences entre elles, en optimisant les techniques de prise de vue, prise de son en vue de planifier l’ensemble des besoins techniques (logiciels) et matériels de chaque plan
C1.4 : Elaborer un planning de post-production en évaluant la durée d'une œuvre cinématographique / audiovisuelle en projet (montage et finitions) afin de permettre au directeur de production d’évaluer le budget nécessaire
Modalités d'évaluation
Mises en situation simulées : - Analyse de projets cinématographiques et nécessitant divers types de montages et effets spéciaux - Élaboration d’un planning de post-production Mise en situation réelle : - Réalisation d'une maquette de storyboard L'acquisition du bloc fait l'objet de remise d'un certificat.
RNCP34212BC02
Préparation, tournage et intégration des effets spéciaux
Compétences visées
C2.1 : Conseiller les professionnels (réalisateur, chef opérateur) sur les aspects techniques du tournage en mobilisant sa culture cinématographique afin d'inclure les plans avec effets spéciaux
C2.2 : Définir la couleur de fond utilisée (vert, bleu…) en fonction des caractéristiques chromatiques du sujet à filmer
C2.3 : Définir les conditions d’éclairage optimales en combinant la lumière principale, la lumière de remplissage et contre-jour pour optimiser la qualité du tournage
C2.4 : Réaliser le tournage en situation réelle afin d’obtenir les éléments nécessaires au trucage (décors, personnages additifs)
C2.5 : Incruster les rushs dans un arrière-plan à l’aide d’un logiciel dédié afin de donner l’illusion d'une réalité
C2.6 : Créer des effets spéciaux et des animations graphiques 2D pour tous supports et à partir de nombreux types de sources en mettant en œuvre les logiciels principaux d'effets spéciaux et de retouches graphiques (After Effect)
Modalités d'évaluation
Mises en situation réelles : - Tournages en studio sur fond d'incrustation - A partir de rushes et d'instructions qui lui sont données, le candidat doit supprimer les éléments graphiques gênants et/ou créer un générique et/ou réaliser une animation 2D L'acquisition du bloc fait l'objet de remise d'un certificat.
RNCP34212BC03
Montage et effets spéciaux d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle
Compétences visées
C3.1 : Réaliser l’acquisition numérique sur les bons supports pour sauvegarder et classer les rushes (importation des rushs dans le logiciel)
C3.2 : Sélectionner les vidéos à utiliser dans les rushes en classant les informations en 3 catégories (time code, image et son) en vue d’identifier le matériel image et son nécessaire pour le montage
C3.3: Structurer le film en regroupant les rushes en séquences dans un chutier et/ou en ajoutant les plans dans une continuité temporelle (timeline) afin de construire la première ligne dramatique
C3.4: Réaliser le « bout -à- bout », en collant les plans tournés, en supprimant des images inutiles et en ajoutant des transitions afin d’obtenir une narration homogène et des articulations cohérentes et de permettre une première visualisation
C3.5:Réaliser un premier montage en respectant le cahier des charges puis réaliser le montage final en vérifiant la précision des raccords et l’harmonie des plans en accord avec la trame narrative du scénario
C3.6:
Modéliser et gérer informatiquement l'ensemble des fichiers et tâches à accomplir et les différents acteurs impliqués dans la réalisation de la post-production en gérant le workflow ( export, édit-list) d’un film à l'aide d'un logiciel de montage en vue fluidifier la post-production et de retrouver les informations au moment voulu
C3.7 : Réaliser des compositings complexes à l’aide de logiciel pour intégrer des effets spéciaux
C3.8:Convertir/compresser les fichiers vidéo ou audio par lots dans plusieurs formats avec le logiciel Compressor en vue d’optimiser le poids des fichiers
C3.9 : Réaliser et finaliser le montage avec les logiciels AVID ou Final Cut pour obtenir le produit final
C3.10 : Procéder au traitement colorimétrique en utilisant les logiciels d’étalonnage (Color et DaVinci Resolve) afin d’améliorer la qualité esthétique de votre film en ajustant l’aspect, les couleurs et les contrastes de l’image
C3.11:Mixer les différentes bandes sonores à l’aide de logiciel (par exemple Logic Pro) en vue d’égaliser les sons en termes de niveaux et de transition
C3.12 :Exporter des projets vers un format DVD à l’aide du logiciel Studio Pro pour permettre aux maisons de production de dupliquer
C3.13 :Mettre en place une veille technologique, culturelle et artistique en rapport avec le cinéma et l'audiovisuel
Modalités d'évaluation
Mises en situation réelles: - Derushage, capture et identification des plans issus de diverses séquences filmées et réalisation du premier bout-à-bout - Réalisation des montages et en rythme Évaluation par le tuteur en situation professionnelle réelle Rapport de veille sur 10 thématiques cinématographiques par groupes de 5 étudiants L'acquisition du bloc fait l'objet de remise d'un certificat.
Secteur d'activité et type d'emploi
Secteurs d'activités
Le monteur-effets spéciaux d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles peut travailler en tant que salarié ou sous le statut de free-lance dans les secteurs suivants :
Cinéma d’animation : studio d’animation, studio d’animation 3D, films et séries télévisées,
Studio de création de jeux vidéo,
Industrie du cinéma : studio de cinéma, société de production et post-production,
Audiovisuel : studio de production, télévision locale, télévision Web,
Publicité : studio de production de spots publicitaires,
Freelance, intermittent ou salarié sur une série, un court ou long métrage, un spot publicitaire …
Les entreprises employeuses sont de tailles diverses :
80 à 100 personnes pour les laboratoires (développement et traitement de l'image)
De 500 à plusieurs milliers pour les chaines de télévision
TPE et PME pour les sociétés de post-production
De façon marginale, les grandes multinationales peuvent recruter au sein de leur service communication des monteurs(teuses)-effets spéciaux.
Types d'emplois accessibles
Vidéographiste, truquiste, assistant vidéo monteur, cadre technique de la post production, responsable des moyens vidéo mobiles, chargé de post production, conseiller aux effets spéciaux, concepteur designer, motion designer, opérateur en restauration numérique, responsable de télévision sur internet.
Références juridiques des réglementations d'activité
sans objet
Tensions de recrutement · DARES 2024
Niveau de tension : Très faible(1/5)
Principaux facteurs : Intensité d'embauche, Non-durabilité de l'emploi et Lien formation-emploi.
2 401 €salaire médian (mensuel)
Diplôme le plus fréquent : Diplôme de niveau bac+2 (DUT, BTS, Deug ou équivalent) en communication et information (16 % des actifs en emploi).
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
Professionnels des spectacles et Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle (nomenclature FAP).
U1X80 — Professionnels des spectacles tension 1/5 (Très faible)
U1X82 — Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle tension 1/5 (Très faible)
Indicateur de tension sur le marché du travail 2024 — DARES / France Travail.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME :
ils couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Mesuré au niveau de la famille professionnelle :
Professionnels des spectacles et Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle (nomenclature FAP).
U1X80 — Professionnels des spectacles
U1X82 — Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle
Enquête Besoins en Main d'Œuvre (BMO) 2026 — France Travail (open data),
cumul national.
Les indicateurs sont publiés par famille professionnelle (FAP), pas par métier ROME : ils
couvrent l'ensemble des métiers de ces familles.
Voie d'accès à la certification
Voie d'accèsOuverte
Formation initialeOui
Formation continueOui
ApprentissageNon
Contrat de professionnalisationNon
Candidature individuelleNon
VAEOui
Prérequis à l'entrée
- avoir été déclaré admissible en fin de cycle 1, - accès aux titulaires d'un diplôme reconnu par l’État de niveau bac +3 (licence) et justifier d'un expérience professionnelle de 1 à 2 ans dans les métiers de monteur, truquiste, infographiste, métiers du cinéma ou plateau communication (sélection sur dossier, épreuve de contrôle et entretien).
Composition du jury — Formation initiale, Formation continue